500 jeunes préparent la révolution à Fumel

Journal Sud Ouest - Lundi 25 juillet 2011

lundi 1er août 2011 par Secrétariat jeunes NPA

La cité lot-et-garonnaise accueille le 28e camp des jeunes anticapitalistes.

Une semaine de débats pour lutter contre le capitalisme est au menu de jeunes venus de toute l’Europe, voire au-delà.

Ils sont arrivés hier d’Italie, du Danemark, d’Allemagne, d’Autriche, de Croatie, de Pologne, de tous les coins de la France évidemment, et même du Mexique et de Tunisie. « L’Internationale » pourra être entonnée à l’atelier « chants révolutionnaires » toute cette semaine. Le mot trouvera aisément son écho chez les différents camarades.

Le 28e camp international des jeunes anticapitalistes (JAC) vient de prendre ses marques dans la ville emblématique en Lot-et-Garonne du combat militant : Fumel, cité forgée par l’usine métallurgique implantée à quelques centaines de mètres des tentes.

Selon les organisateurs, un peu plus de 500 jeunes participent à ce rassemblement qui se tenait en Italie l’année dernière. À partir d’aujourd’hui, de longues journées de débats et de conférences traduites en simultané sont au programme. Elles auront pour thèmes la crise, l’internationalisme, écologie et capitalisme, l’oppression des minorités et les stratégies de luttes collectives . « À nous de réfléchir à notre petite échelle sur la manière de faire converger nos luttes pour renverser le système et parvenir à une société débarrassée de toute oppression », assène Didi Catalan, des Hauts-de-Seine. « Les exemples de la Tunisie et de l’Égypte montrent qu’on peut collectivement changer les choses. Et la situation en Grèce démontre comme le modèle capitaliste marche sur la tête. » Le soir, en revanche, c’est fête.

Poutou attendu

Pendant six jours, ils vont vivre la vie dont ils rêvent. Sur le terrain de rugby prêté par le maire divers droite Jean-Louis Costes - probable adversaire de Jérôme Cahuzac aux prochaines législatives -, ils ont mis en place un mini-monde où les tâches sont équitablement réparties et où le gobelet n’est pas payé en euros mais en communards : une monnaie gommant les différences entre pays, le taux de change variant selon qu’on est français ou croate.

Au sein de la délégation hexagonale, nombreux sont proches du Nouveau Parti anticapitaliste. Et, déjà, il est question de profiter du camp pour préparer l’échéance présidentielle. D’ailleurs, le Girondin Philippe Poutou, le candidat du NPA, est attendu samedi pour participer au meeting de clôture.

Thomas Mankowski


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