Marxisme et question nationale (État espagnol)

mercredi 29 août 2007 par Antoine

Il manque beaucoup de choses qui étaient présentent dans les introductions et dans le débat. La vision est donc partielle. La traduction parfois difficile peut avoir entraîner des erreurs ou des interprétations erronées.

Ruben- Première introduction

Il faut commencer par mettre de côté l’idée que la question nationale ne concerne pas les marxistes. Quand les travailleurs s’emparent de la question nationale (QN), les marxistes doivent réfléchir à cette question. La question de la « patrie » a un sens réactionnaire ou émancipateur en fonction du contexte. Et quand Marx déclare que les travailleurs n’ont pas de patrie, il s’agit de s’opposer aux divisions possibles entre les travailleurs du monde entier (nation contre nation).

Il y a un rapport dialectique entre le fait d’être internationaliste et se battre pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Débat : Rosa Luxembourg et Trotski sur la QN. Rosa Luxembourg pense que cela peut diviser les travailleurs. Elle considère que la notion même de patrie est une question réactionnaire donc, une question qui ne concerne pas les révolutionnaires.

Lénine pense au contraire que poser cela dans l’absolu est faux. Il pense que l’auto détermination des peuples fait partie du combat anti-impérialiste des révolutionnaires.

Trotski va plus loin en posant cette question comme un appui très important qui permet l’éducation internationaliste (contre le chauvinisme) afin d’apprendre la situation des autres pays. Il considère également que cette question est stratégique pour mobiliser les masses (contre l’impérialisme). Enfin, il pense que cette question peut permettre de rendre active la population dans le changement social. Dans ce sens, la révolution est perçue comme la multiplication des fronts de lutte qui peuvent être moteur de changements sociaux.

En parlant de révolution permanente, Trotski analyse également que la QN, dans les pays dominés, trouve une issue (révolutionnaire) si les travailleurs s’en emparent. Cette issue n’est possible que par le pouvoir des travailleurs. C’est pourquoi, notre position à la IVème Internationale est de soutenir les peuples opprimés (occupés et dominés). Ce soutien reste un soutien critique (ex. Irak) car, par principe nous sommes opposés à l’impérialisme mais nous critiquons les nationalistes bourgeois.

La situation dans l’État espagnol est particulière :

Existe-t-il une oppression nationale ? Si oui, y a-t-il un désir d’émancipation dans la population ?

Le premier ennemi est l’état qui opprime mais aussi les nationalistes bourgeois.

Le programme des révolutionnaires doit faire l’équilibre entre les QN et la question des droits des travailleurs. Les jeunes peuvent en effet se radicaliser sur les QN mais ce ne doit pas être l’axe central de radicalisation.

José- Deuxième introduction

La QN est confisquée par l’extrême droite catholique dans l’État espagnol. Il faut donc bien intégrer cette question dans nos préoccupations révolutionnaires.

Dans l’État espagnol, là où la résistance contre le franquisme a été la plus forte, c’est là où la question nationale se posait.

Avec le pacte France/ Pays Basque, la QN a été éteinte et étouffée.

La Catalogne et le Pays Basque sont des zones industrialisées donc envisager leur indépendance est possible.

La question de la réforme agraire et la QN sont liées et ont été mises de côté en même temps. La réforme agraire en Andalousie aurait permis aux gens de vivre mieux. La Catalogne et le Pays Basque étant des régions industrialisées, leur donner leur indépendance aurait affaibli l’État espagnol sur le plan économique. L’abandon de la réforme agraire est donc un moyen de ne pas donner leur indépendance au Pays Basque et à la Catalogne. Il est très important de défendre le droit à l’auto détermination des peuples mais cela reste une question secondaire ou une question centrale en fonction du rapport de force. L’auto détermination peut être une revendication de radicalité.

Débat

Camarade basque : la question devrait être, les travailleurs ont-ils une patrie ? On peut construire cette question patriotique de manière culturelle. Qu’on soit basques, français ou espagnols, nous avons une culture commune mais une vision différente de la réalité politique. C’est pourquoi la question de l’indépendance est fondamentale. La difficulté est qu’à la question « quelle nation construit-on ? », il y a de nombreux débats et conflits dans le Pays basque lui-même. En Catalogne, c’est différent. La solution n’est pas la question de l’auto détermination. Un autre problème à réfléchir est la question de l’immigration (notamment équatorienne) au Pays basque. Les enfants vont dans les lycées castillans. La question qui se pose est la question de la récupération de la langue.

Pablo : la construction culturelle (affectif, personnelle) est un sentiment individuel. Cela pose un problème dans notre combat politique. La question doit être : quelle orientation entre les mouvements pour l’autonomie ? Et pour nous, dans l’État espagnol, la question est : quel type de parti on construit ? En prenant en compte les QN, devons- nous construire une organisation confédérale ou centralisée ? Il n’y a pas de contradiction entre le fait de construire un parti national et centralisé et le fait de construire son outil propre dans les différentes provinces.

Pedro : en Andalousie, nous ne voulons pas créer un sentiment nationaliste et indépendantiste qui n’existe pas. Nous devons répondre à la question du Pays basque par le socialisme. Et enfin, la QN est une question stratégique.

José : le problème de la Catalogne est que Catalan se retrouve en concurrence avec le Castillan en tant que langue utilisée par plusieurs groupes culturels. C’est pourquoi, la question de l’auto détermination reste très importante en Catalogne.

Ruben :

s’il existe un sentiment national et d’indépendance dans la classe ouvrière, nous devons le prendre en compte. Au niveau de notre situation dans l’État espagnol, nous avons besoin de donner des réponses d’ensemble à des attaques d’ensemble (ex. appel à la grève qui reste éparpillés et contradictoires parfois,…). Nous avons le même gouvernement mais nous nous battons de manière complètement dispersée face à ce gouvernement qui met en place des attaques d’ensemble, pour nous tous. (= organisation centralisée).


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