Répression

vendredi 7 septembre 2007 par Antoine

Animation de la commission permanente : France et Etat Espagnol (EE).

LUNDI :

Participants : Portugal, EE, France, Grèce.

Présentation de la commission et objectifs de la commission (EE : Ricardo & Manuel) :

Cf. Interventions au forum : « Atteinte aux droits démocratiques et sociaux, privatisation, répression, racisme ».

Rôle de la commission : échanger sur la situation au niveau de la répression entre les différents participants à la commission et déboucher sur des perspectives d’action commune à une échelle internationale pour lutter contre la répression.

MARDI :

Participants : EE, Italie, Mexique, France.

Présentation de la situation dans l’EE :

Manuel- loi pour contrôler la rue en interdisant les rassemblements et les concentrations de personnes si cela altère la convivialité. Tradition en Andalousie : rassemblements de jeunes pour boire dans la rue. Soit disant, cette loi visait à interdire ces rassemblements traditionnels de jeunes mais en fait prétexte pour interdire les manifs. Rentabiliser : ouverture d’espaces privés pour réunir les jeunes qui étaient rassemblés dans la rue auparavant. Formation d’une assemblée pour l’espace public : en cours de procès pour tenter de changer la loi.

Ricardo- mouvement étudiant Mobilisation 2001 contre la LAO (processus de Bologne) avec facs en grève. Mobilisation utilisée par le PS car abandon de la lutte. Formation de comité de grève : début d’auto organisation sans bureaucrates. Pb des vacances : installation d’un camping sur la place de la mairie (Séville). Eléments moteurs dans le camping mais problème de lien avec les masses étudiantes qui se préoccupent de leurs examens avant tout. Intervention de la police pour dégager le camping. A Séville : engagement d’une lutte en solidarité avec les étudiants mobilisés et réprimés. 8 février : tentative d’empêcher le vote de la loi dans la fac de Séville en pénétrant dans la salle de réunion où le vote avait lieu. Demande d’une AG. Au cours de cette action : porte de la salle de réunion cassée, défoncée et classée au patrimoine historique. Répression : 5 expulsés pendant 5 ans de la fac dont Ricardo et Manuel et 24 personnes vont passer en procès en novembre 2007.

Alejandro- mouvement syndical à Mac Do. Formation d’un comité d’entreprise au Mac Do de Grenade. Camarades présentent une liste de la CO (Commission Ouvrière, syndicat majoritaire). Répression sauvage : discriminations, licenciements, pression psychologique sur les premiers concernés et impliqués et leurs soutiens (supposés ou réels). Stratégie de l’entreprise : pression sur les travailleurs + enlever les garanties aux syndicalistes. Après « le lavage syndical » (cf. chef du Mac Do de Grenade) : 50% de nouveaux travailleurs. Formation d’un comité de soutien avec d’autres organisations. 4 personnes : noyau dur (2 camarades de ERA) Action syndicale : campagne de soutien aux jeunes travailleurs du Mac Do + Procès. Il faut attendre 6 mois avant l’aboutissement de la première initiative judiciaire. Pendant ces 6 mois : intensifier la pression syndicale.

Présentation de la situation en France (Fanny, Nanterre) :

1/ Evolution de la situation ces dernières années Emergence d’une nouvelle génération militante qui s’est formée au cours des luttes dans une dynamique de remontées des luttes depuis une dizaine d’années en France. 2005 : mouvement lycéen contre la loi Fillon 2005 : révolte des banlieues 2006 : mouvement CPE et luttes contre les expulsions des sans-papiers (plus local). La jeunesse a donc expérimenté un affrontement très dur avec le gouvernement, notamment au cours du mouvement CPE : symbole d’une droite de combat avec Sarkozy. La droite en France doit faire passer, même de force (49/3), des réformes libérales afin de rattraper son retard sur l’application d’une politique libérale à tous les niveaux. Dans ce contexte : augmentation de la répression des mouvements sociaux.

Chiffres :
- mouvement lycéen : 53 procédures judiciaires, 1 peine de prison ferme, 10 personnes condamnées (TIG, sursis,…). Annexe du ministère de l’éducation nationale : occupation par 200 personnes. Résultats : 200 GAV, 9 mises en examen dont 1 JCR, puis 8 mises en examen dont 2 JCR donc 17 personnes poursuivies dont 3 JCR. Mais annulation des poursuites pour 4 personnes dont 2 JCR en avril 2007. Pourquoi ces camarades ? Rôle de la campagne de la LCR avec Olivier Besancenot : nouvel écho, 1ère force politique à la gauche du PS et impact très fort dans la société. Ne veulent pas s’affronter avec notre courant politique. Stratégie de la classe dirigeante : rafles pour décourager les potentiels militants. Mais décision surprenante. Les 13 poursuivis risquent jusqu’à 75000 euros d’amende et 5 ans de prison ferme.
- mouvement CPE : 4350 arrestations, 1955 gardes à vue, 637 procédures judiciaires dont 271 comparutions immédiates, 167 personnes condamnées (TIG, sursis, amende,…), 71 peines de prison ferme. Chiffres incomplets car répression sans défense collective, des personnes sont isolées face à leur procès et non recensées.
- révolte des banlieues : la particularité de ce mouvement social est qu’il n’y a pas eu de direction révolutionnaire ou autre car il s’agit d’un soulèvement populaire ou d’une sorte d’insurrection. Impossible d’avoir les chiffres réel mais on peut envisager que cela correspond à peu près aux chiffres du CPE mais sur 1 mois seulement. Donc globalement on peut remarquer que le gouvernement réprime de manière très forte et « sans complexe ». Face à cette répression, il y a peu de réaction. La répression ne choque pas la population, elle est banalisée et légitimée par une offensive idéologique qui vise à diaboliser les jeunes et les révoltés. Formes de répression : répression des mouvements sociaux pendant les manifestations en provoquant des affrontements afin d’arrêter massivement des jeunes, de les mettre en garde à vue et de les condamner. Pour l’exemple afin de faire peur aux potentiels militants, la bourgeoisie utilise toutes ses armes jusqu’à la condamnation en prison ferme. Dans les lycées, on assiste à une répression de plus en plus forte sur plusieurs plans. Les proviseurs resserrent les liens avec le police en demandant à la police d’intervenir de manière musclée devant les lycées pour faire sauter les blocages. Au niveau administratif, les proviseurs utilisent toutes les formes de sanctions pour faire passer l’envie de se mettre en grève aux lycéens les plus combatifs (conseils disciplinaires, contrats de régularité,…). Dans les facs, la répression augmente également avec l’armement illégal des équipes de sécurité (vigiles). L’exemple de Nanterre lors de la lutte pour les sans facs : rassemblements très pacifistes devant la présidence de l’université. Les étudiants se sont fait gazer immédiatement à bout portant.

2/ Les formes de résistances et les perspectives globales face à la répression Le mieux et cela doit être le premier objectif : faire en sorte que le mouvement prenne en charge lui- même la lutte contre la répression. D’ailleurs cela peut être un axe de radicalisation et un moyen d’entraîner d’autres gens dans la lutte. Mais cela demande un travail rigoureux et très difficile. C’est pourquoi, il faut parfois construire des collectifs plus larges que le mouvement pour construire une défense collective. L’exemple du collectif anti-répression : Test d’une forme de résistance qui a ses faiblesses mais qui a également fait ses preuves. Le collectif est une structure unitaire réunissant une cinquantaine d’organisations progressistes. Ce collectif permet de populariser et de médiatiser la lutte contre la répression en faisant appel à des personnalités signataires de l’appel, en faisant des communiqués de presse, en organisant des meetings, des manifs, des rassemblements, des pétitions,… Ce collectif permet également de mettre en place une défense collective en organisant une collecte d’argent. Le collectif contre la répression du mouvement lycéen a récolté jusqu’à 25000 euros. Cette défense collective est aussi politique et permet aux poursuivis d’avoir un soutien moral. Ce collectif permet également d’établir un suivi au niveau judiciaire. Le fonctionnement doit se faire au maximum au consensus. La campagne centrale à populariser publiquement est la lutte pour l’amnistie (il ne faut pas avoir peur d’utiliser les armes de la bourgeoisie lorsqu’il s’agit d’une cause juste). La limite fondamentale de ce type de collectif est qu’il génère un réseau de personnes mais ce collectif ne s’élargi pas. Par rapport à la défense des autres mouvements sociaux, le problème est que l’on retrouve toujours les mêmes personnes dans les réseaux de résistance à la répression. A venir : l’élection de Sarkozy, « l’homme au kärcher » n’annonce rien de bon. En France, nous avons affaire à une droite qui est toujours plus répressive et qui ne s’en cache pas. Cette droite dure est en ordre de bataille car elle a pour mission de détruire tous nos droits et nos acquis sociaux afin de rattraper son retard en matière d’application d’une politique néolibérale. Les luttes risquent donc d’être de plus en plus difficiles et la répression risque de s’accroître. Il est très important de maintenir notre résistance face à la répression et d’être solidaires car la répression est liée au système dans lequel on vit. Se battre contre la répression c’est aussi se battre contre le système et ce n’est pas une lutte marginale.

MERCREDI :

Participants : Italie, Allemagne, EE, Grèce, France, Portugal.

Présentation de l’état de la répression dans les différents pays participants :

Italie : un homme tué par la police à Gènes. Dispositif policier de plus en plus importants et de plus en plus répression.

Grèce : Répression de l’immigration entre la frontière Grèce / Balkans. Il reste même des bombes à la frontière qui causent de nombreux morts au moment du passage des immigrés. Aucun gouvernement ne les a fait enlever. Au niveau des mouvements sociaux, il y a de plus en plus de violences ciblées contre les militants qui entraînent des arrestations et des GAV afin de faire peur (pour l’exemple). Installation de caméras systématique. Répression des droits démocratiques. 80 arrestations et 50 procès en cours. Un militant anarchiste va sûrement être condamné à de la prison ferme.

Portugal : Evènement entre anarchistes et fascistes. Les anarchistes ont tenté d’envahir le QG de l’extrême droite alors que l’extrême droite est très forte au Portugal. Cette action était prévue en réaction à une provocation de l’extrême droite lors des manifestations de célébration de la révolution portugaise. La police au Portugal a plutôt une action paternaliste. Le vrai danger répressif c’est l’action de l’extrême droite qui s’affronte avec les militants d’extrême gauche. Milice, provocations,… Augmentation de la répression contre l’immigration.

Allemagne : Action de répression préventive contre toute révolte en traquant les potentiels militants. Répression très forte, notamment depuis la guerre en Irak (action soit disant anti- terroriste). Intervention armée dans le pays permis par un changement dans la Constitution. Ex. Projet de loi : droit de regard dans les ordinateurs sans demander l’autorisation.

JEUDI :

Participants : EE, France, Grèce.

Prévu : topo théorique incluant les perspectives. Comme il y a peu de monde, on décide de reporter le topo théorique pour le lendemain et d’entamer les discussions sur les perspectives dès maintenant.

EE : Lutte syndicale au Mac Do de Grenade : Pendant les vacances = affiches, tracts,… Septembre et octobre = tentative d’élargissement du comité de soutien afin de maintenir une pression à travers cette dynamique. Mener une campagne au niveau de l’EE en faisant des rassemblements et compagnie pour ne pas relâcher la pression. Objectif : mener une campagne à une échelle plus internationale dans plusieurs Mac Do en solidarité avec la répression au Mac Do de Grenade. Novembre : organisation d’un concert de solidarité avec meeting. Pendant toute cette période il faut organiser une caisse de solidarité dans les différents pays. Mouvement étudiant : Peut- être possibilité de meeting. Objectif de campagne : au niveau international, il faudrait tenter d’obtenir des soutiens de syndicats d’étudiants. Les procès à venir pour 24 personnes sont en novembre 2007 mais il n’y a pas de dates tombées.

VENDREDI :

Participants : EE, France, Grèce.

Présentation théorique : Pourquoi l’Etat réprime ? (Pauline, France, St Denis)

Cf. notes de Pauline écrites. Insistance sur la question de l’offensive idéologique de la bourgeoisie = maintenir état de droit / façade d’état de droit. Insister sur l’appel à tous les soutiens de toutes les organisations.

Conclusion : La France rédige la résolution finale à partir de ce topo.

SAMEDI :

Participants : EE, France, Grèce, Mexique.

Lectures des deux résolutions finales : soutien aux camarades de SEGI au Pays-Basque (EE) / résolution finale plus générale (France) + formulation des amendements.

DIMANCHE :

Meeting final : lecture des déclarations de la commissions. Pays Basque (Ruben, EE) et Résolution finale (Pauline, France, St Denis).


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