France / Grèce

lundi 17 septembre 2007 par Antoine

Situation politique générale.

C’est la 2e fois depuis 1981 que la droite est au pouvoir. La droite est là pour accomplir les réformes néo-libérale que le PASOK (le « PS » grec) n’a pas pu faire. Dans l’éducation, il s’agit de continuer le processus en changeant la « loi cadre de l’éducation » (de 1985) . Cette loi cadrait les 4 éléments suivants :

- pas de limite dans la durée des études

- pas de frais d’inscription

- la police n’a pas le droit de rentrer dans les universités (la « franchise »)

- administration des universités.

Bilan de l’année dernière

L’année dernière les résistances dans l’éducation a mis fin à la réforme de la loi cadre, avec un mouvement étudiant le plus massif dans l’éducation depuis la fin de la dictature (1973), une grève étudiante de 2 mois, qui s’est arrêté avec la fin de l’année en juin 2006 ; puis à la rentrée, la grève des profs en octobre à novembre 2006.

La mobilisation étudiante de 2006-2007

Cette année, le gouvernement (du parti Nouvelle Démocratie) et le PASOK voulaient mettre en place une réforme de la constitution sur 3 points :

- Réforme des « fortêts inconstructible », pour rendre ces terrains constructibles.

- Introduire la flexibilité et la précarité dans la constitution

- Retirer la gratuité de l’éducation et introduction d’universités privées

Mais la résistance des étudiants a été encore plus massive

- les jeunes du PC Grec (le KNE – le PC Grec = KKE) et les profs ont rejoint le mouvement

- il y a eu 1 mois et demi d’occupation

Finalement, le PASOK a refusé de voter la réforme constitutionnelle. Le gouvernement de ND a alors remis en discussion au parlement la réforme de la Loi Cadre des Universités. La conséquence a été que les universités sont restées fermées.

Mais le gouvernement voulait une rupture néo-libérale. Le 8 mars, les députés du ND ont votés seuls la nouvelle Loi Cadre, alors que dans la rue il y avait une manifestation de plus de 50.000 manifestants.

A la suite de cela,il y a eu une très grosse répression contre le mouvement (cf. commission permanente sur la répression). Et nous sommes intervenu dans les Conseils d’Administration des universités contre l’application de la Loi Cadre. Voilà où nous en étions en juin et nous espérons mobiliser dès septembre prochain pour retirer totalement la loi cadre.

Expression(s) politique(s) du mouvement

Dans le mouvement de cette année, la gauche radicale était à l’avant-garde ; mais il y a un réel manque d’expression politique centralisé de cette gauche radicale (=elle est trop divisé) et du coup c’est le réformisme qui s’est le mieux exprimé.

L’extrême-gauche a un score électoral inférieur a 0,3%, même si son influence est nettement supérieur à 0,3% dans les mobilisations. Dans les universités (aux élections universitaires) : l’extrème-gauche = 10% ; KKE = 15% et les Eurocommunistes = 4%.

Le KKE est un véritable PC stalinien, très sectaire, qui n’arrive pas à augmenter significativement après les mobilisations. Mais la gauche radicale n’arrive pas non plus à augmenter du fait de sa division. Et c’est la responsabilité de la gauche radicale grecque (comme au Portugal, où la création du Bloc de Gauche à côté du PC Portugais a permis de faire émerger réellement la gauche radicale portugaise).

Cependant, aux prochaines élections (de septembre 2007), il y a une intervention commune d’une partie de la gauche radicale dans le regroupement « Enantia » (=résistance en grec) constitué de :

- l’OKDE – Spartakos (« Organisation communiste internationaliste grec » section grec de la IVe internationale

- SEC (« parti des travailleurs socialiste », affilié à l’IST)

- ARAN et ARAS (deux scissions eurocommunistes du KKE)

- collectifs locaux

Et nous avons la volonté d’une intervention commune unique, qui dépasse le cadre des élections. Le problème est qu’il existe une autre initiative unitaire (MERA) à l’initiative de NAR (scission du KKE) et qui refusent l’unité de l’ensemble de la gauche radicale.

Enfin, à la gauche du KKE, il y a encore 3 autres formations :

- Syriza, un groupement antilibéral à l’initiative de Sinaspismos, où l’on retrouve les camarades de Kokino (organisation sympathisante de la IV)

- le ML-KKE et le KKE-ML (ML = Marxiste Léniniste), deux scissions maoïstes du KKE.

La base minimale de Enentia est de répondre aux aspirations des travailleurs :

- contre la participation au gouvernement

- défense des opprimés

- opposition aux partis réformistes (PASOK, KKE…)

- défendre et construire les mouvement


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